Les hétérosexuels n'existent pas: voici l'étude qui s'oppose à la croyance populaire - Curioctopus.fr
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Les hétérosexuels n'existent pas:…
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Les hétérosexuels n'existent pas: voici l'étude qui s'oppose à la croyance populaire

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Une étude récente parue dans la publication italienne Giornale della Psicologia Sociale e della Personalità a démenti les croyances communes concernant l'orientation sexuelle, longtemps soutenue par la société: l'étude a analysé l'expression du genre chez les femmes et a mesuré la réponse physiologique des volontaires à la vision de matériel hétérosexuel et homosexuel. Qu'est-ce que l'étude a découvert? Peu importe la façon dont les participantes ont défini leur sexualité, leur corps a réagi positivement autant aux rapports homosexuels qu'à ceux hétérosexuels.

L'objectif de l'étude est bien défini, et n'a pas vocation à créer le scandale: il s'agit plutôt de détacher la sexualité humaine de la dichotomie hétéro-homo.

Pour les chercheurs qui ont mené les recherches, la conception d'un genre sexuel enfermé dans des catégories hétéro et homo ne correspond pas à la réalité, et au contraire celle-ci déforme la vision de la sexualité des personnes.

L'étude a analysé la sexualité des participantes en observant la dilatation de leurs yeux lors du visionnement de matériel pornographique.

La recherche est en fait un petit projet d'une étude beaucoup plus ample, qui tient évidemment compte aussi des hommes.

La dilatation des pupilles est considérée par la psychologie comme un signal clair d'attraction: chaque fois que nos yeux voient quelque chose qu'ils aiment, les pupilles se dilatent de manière totalement involontaire et incontrôlable. C'est pourquoi l'analyse de celles-ci est mise en pratique dans de nombreuses études psychologiques scientifiques.

Les femmes, qui ont été soumises à une stimulation visuelle, ont réagi de la même manière dans le cas de la vision d'actes homosexuels et hétérosexuels.

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La logique populaire nous oblige à penser en termes de "cases", même en matière de sexualité: hétérosexualité ou homosexualité. Ce n'est que récemment que la bisexualité a gagné en considération.

image: pixabay.com

Le professeur Ritch C. Savin-Williams, professeur au Département du développement humain de l'Université Cornell, ainsi qu'un chercheur de l'étude, n'a pas été surpris: "Je ne suis pas surpris que la sexualité soit beaucoup plus complexe que la subdivision gay ou hétérosexuel. Nous essayons de donner aux personnes un moyen de vraiment comprendre leur sexualité. Parfois, il semble que les personnes sont conçues d'une certaine façon, mais elles sont obligées d'affirmer qu'elles sont le contraire, et ceci n'est pas positif."

La sexualité des êtres humains est un continuum qui englobe toutes les formes possibles d'expression.

Pour Savin-Williams, les difficultés des personnes à définir leur sexualité sont dues à l'influence sociale restrictive: "Nous sommes capables de démontrer physiologiquement que les personnes ne sont pas hétéro, homo ou bi". L'idée que les gens sont à 100% hétéro, gay ou bisexuels n'a pas de fondement scientifique.

Et vous, que pensez-vous de cette étude? Pensez-vous vous aussi qu'il s'agit d'idées préconçues que la société a réussi à nous inculquer?

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