L'enfer de Nauru, l'île-prison dans le Pacifique où les réfugiés sont confinés

par Baptiste

21 Mars 2017

L'enfer de Nauru, l'île-prison dans le Pacifique où les réfugiés sont confinés
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Nauru, située dans l'océan Pacifique, est une petite île qui fait partie de l'archipel de la Micronésie; sa superficie est de 21,4 kilomètres carrés avec 10.000 habitants. Elle a été transformée en une terrible prison où les réfugiés syriens, irakiens, afghans mais aussi ceux de Myanmar sont enfermés quand ils essaient d'atteindre l'Australie. Cela devait être la solution que le gouvernement australien a décidé de mettre en œuvre pour défendre les frontières du pays, mais elle se révèle être une torture pour des centaines de personnes: celles-ci ont fui les horreurs de la guerre à la recherche d'un meilleur endroit, mais elles ne trouvent qu'une mort lente.

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La prison de Nauru fait partie d'un projet qui, ironiquement, est appelé «Pacific solution». La politique australienne est d'intercepter les navires peuplés de clandestins et de les déporter vers le «camp d'accueil» de l'île de Nauru, source de revenus pour le gouvernement.

La situation dans le camp de Nauru est tragique, certains opérateurs d'Amnesty International ont pu entrer dans l'île et interrogé plus de cent personnes bloquées là. Ces dernières ont décrit une situation totalement insotenables: elles vivent dans des tentes ou des huttes d'étain dans l'un des lieux les plus chauds du globe, les conditions d'hygiène sont misérables et elles vivent quotidiennement avec les rats et les cafards.

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Les jeunes ne reçoivent aucune éducation et ne sont pas protégés contre les abus, certains adolescents ont fait une dépression et ont décidé de se tuer. Les règles de sécurité sont presque inexistantes. Des cas de violences contre les mineurs ont été signalés, produits par certains réfugiés mais aussi les habitants de l'île.

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Amnesty affirme que "le système de détention mis en place par l'Australie contre les réfugiés est assimilable à de la torture en vertu du droit international".

Un réfugié nous livre ce triste témoignage: "Je ne peux pas revenir en arrière et ici je meurs mille fois. A Bagdad, on risque de mourir d'une balle ou une bombe, et en un instant, c'est fini. Ici, je meurs lentement de douleur".

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Ce n'est pas un hasard que le gouvernement australien ait refusé l'entrée aux journalistes, seul un petit cercle et spécialement choisi peut accéder à l'île. Comment est-il possible que dans un pays civilisé comme l'Australie on puisse autoriser une telle barbarie?

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