Stop à la déforestation due à l'huile de palme : le tournant historique du Pérou - Curioctopus.fr
x
En utilisant ce site, vous acceptez notre utilisation des cookies qui nous permettent d'améliorer votre expérience de navigation. En savoir plus Ok
x
Stop à la déforestation due à l'huile…
L'ouragan Dorian frappe les Bahamas : voici les images de la catastrophe Le Brésil a perdu un demi-milliard d'abeilles en seulement 3 mois : la tuerie liée aux pesticides n'en finit plus

Stop à la déforestation due à l'huile de palme : le tournant historique du Pérou

1.813
Advertisement

Désormais nous savons tous que l'huile de palme n'est pas un allié de notre santé. Il existe de nombreux aliments qui en contiennent, même si, heureusement, ces dernières années, une prise de conscience croissante de son utilisation a conduit l'industrie alimentaire à en faire moins usage.

Outre les risques pour la santé (résultant de la teneur élevée en graisses saturées), la production de cette huile végétale a également de graves conséquences environnementales. Pour faire place aux plantations de palmiers, les forêts et les habitats naturels sont brûlés ou détruits, avec de graves répercussions sur la biodiversité, la faune et la qualité de l'air que nous respirons.

Le signal en provenance du Pérou ouvre cependant une lueur d'espoir, dans un contexte où l'homme semble de plus en plus responsable de sa propre destruction. Voyons de quoi il s'agit.

via: NWF.org
image: Pixabay

Ce pays d'Amérique du Sud, l'un des plus grands producteurs d'huile de palme au monde, a décidé de mettre un terme à la destruction de ses forêts sous l'impulsion de la production d'huile de palme. La National Wildlife Federation (NWF) l'a qualifié de "victoire historique" pour la faune et l'agriculture durable. Les orangs-outans sont parmi les espèces les plus touchées par l'abattage d'arbres à des fins économiques.

L'engagement pris par l'État péruvien se concrétisera d'ici 2021, après qu'un autre pays d'Amérique du Sud, la Colombie, se soit déjà engagé à mettre un terme à cette pratique destructrice.

La NWF, qui travaille depuis deux ans en contact étroit avec la Sociedad Peruana de Ecodesarrollo et avec l'association des producteurs Junapalma, a réussi à rendre réel un besoin environnemental de plus en plus ressenti, démontrant au monde qu'il est possible de se nourrir sans nuire aux forêts et écosystèmes.

L'ampleur de l'utilisation de l'huile de palme en effet est encore très importante. Le pain, les céréales, les friandises, le chocolat, les cosmétiques, les produits d'entretien et bien plus encore en contiennent. Souvent, il est mentionné parmi les ingrédients sous d'autres nominations qui, à première vue, ne permettent pas au consommateur de se rendre compte de sa présence.

Rien qu'en 2018, le Pérou a perdu 140 000 hectares de forêt pour produire ce "nectar". Une quantité énorme, pour un phénomène qui contribue, par sa gravité, à rendre l'air que nous respirons moins "filtré" et de plus en plus pollué, puisque les arbres jouent précisément la fonction précieuse d'absorber le dioxyde de carbone.

La mesure prise par le Pérou semble être vraiment louable et précieuse, en vue de préserver l'équilibre et le climat d'une planète déjà fragile et menacée, ainsi que la santé des consommateurs. On ne peut pas toujours placer les profits avant la nature, bien au contraire.

Advertisement

Partagez votre commentaire!

Vous avez aimé cette histoire?

Cliquez sur "j'aime" et ne manquez pas les meilleures.

×

Je suis déjà fan, merci