La princesse amérindienne qui a refusé de quitter la terre de ses ancêtres : voici son histoire - Curioctopus.fr
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La princesse amérindienne qui a refusé…
Seuls les schizophrènes ou les génies peuvent répondre à ces 2 questions 18 raisons pour ne pas croire aux photos publiées sur les réseaux sociaux

La princesse amérindienne qui a refusé de quitter la terre de ses ancêtres : voici son histoire

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On raconte parfois, que sur marché des fleurs de Seattle certains touristes posent des questions étranges aux vendeurs: « Nous avons vu une vieille femme assise sur le sol, » disent-ils, « Nous avons vu que de loin, elle ressemblait à une amérindienne,  elle avait beaucoup de paniers placés autour. d'elle,  comme s'ils étaient à vendre. Nous nous sommes approchés pour en acheter mais elle avait disparu. Qui est-ce? ». Les vendeurs répondent que c'est la princesse Angelina, en voyant l'expression surprise des touristes, ils commencent à raconter son histoire.

Capo Seattle et sa fille s'étaient liés d'amitié avec quelques colons, les Maynard

En 1895, le photographe américain Edward S. Curtis pris la première photo d'une amérindienne, une femme âgée enveloppée dans un foulard rouge, il lui donna un dollar pour l'avoir dérangée. Cette image a contribué à accroître la notoriété de Curtis, mais l'histoire la plus intéressante est celle de cette vieille dame et non celle du photographe. Cette femme était bien plus qu'une simple amérindienne, elle s'appellait Kikisoblu, la première fille du chef Seattle, un éminent chef amérindien et chef des tribus Duwamish et Suquamish.

Kikisoblu est née en 1820 à Lushootseed, près de l'actuelle ville de Seattle, et lorsque les colons sont arrivés là-bas son père se lia d'amitié avec l'un d'entre eux: David Swinson « Doc » Maynard

Catherine Maynard baptisa Kikisoblu avec un deuxième prénom: Angelina.

Lorsque Catherine Maynard, la deuxième fille de Doc, a vu Kikisoblu, elle lui a dit qu'elle était trop belle pour porter un nom comme ça et l'a baptisée avec un deuxième prénom: Angelina.

Cependant en 1855, le gouvernement américain a forcé les Indiens Squamish à abandonner leurs terres et à se retirer dans une réserve naturelle, comme prévu dans le traité de Point Elliot. Angelina a refusé de quitter sa maison et la ville qui avait pris le nom de son père, c'était toujours sa maison et sa ville et elle ne partirait pas juste parce que quelqu'un lui avait dit de le faire. 

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Angelina a obtenu le titre de princesse par sa façon d'être.

Elle resta là, devant ce qui est aujourd'hui le Pike Place Market, et elle a obtenu le titre de princesse, pas seulement parce qu'elle était la fille de son père, mais aussi pour son comportement courageux et digne. Elle a vécu seule, a gagné sa vie en faisant la blanchisseuse pour les colons et en tissant des paniers vendus au marché de nuit pour essayer d'arriver à la fin du mois. 

Elle morte catholique, avec un enterrement somptueux offert par les citoyens de Seattle.

Elle a bien vécu dans deux mondes, l'un était Kikisoblu la princesse Squamish et l'autre était Angelina, une blanchisseuse. Même si le monde des indigènes était en train de disparaître, elle refusait obstinément d'abandonner ses racines et elle est était reconnue et aimée dans sa région.

Mais même pour Kikisoblu la fin est arrivée, elle avait de l'arthrite et elle s'est convertie au christianisme, à sa mort le 31 mai 1896, elle a reçu des funérailles solennelles dans l'église de Notre-Dame de Bon Secours, symbole de ce qu'elle avait laissé dans le cœur des citoyens.

Un journal de l'époque a même écrit un petit article en guise d'adieu.

Après sa mort, un journal de l'époque a écrit un article sur elle. Les mots qui lui étaient dédiés étaient des mots d'amour, rappelant l'affection que tous les citoyens de Seattle lui portait. Après un certain temps sa petite maison a été démolie et ce quartier est devenu le marché aux fleurs où, qui sait, vous pourriez rencontrer une vieille femme au foulard rouge et aux lèvres serrées qui vend des paniers faits à la main. Ou peut-être que vous ne trouverez que les souvenirs et les histoires racontées par les personnes âgées du coin. 

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