Seulement 60 ans nous séparent de l'ignoble réalité des zoos humains - Curioctopus.fr
x
En utilisant ce site, vous acceptez notre utilisation des cookies qui nous permettent d'améliorer votre expérience de navigation. En savoir plus Ok
x
Seulement 60 ans nous séparent de l'ignoble…
12 astuces et raccourcis pour PC qui pourraient un jour s'avérer utiles À cause de la fonte des glaces, une bande de terre du Canada réapparaît après 40 000 ans

Seulement 60 ans nous séparent de l'ignoble réalité des zoos humains

2.510
Advertisement

Moins d'un siècle s'est écoulé depuis l'organisation d'expositions ethnographiques, ou pour être plus explicite, de zoos humains, en Europe. Au début du XXe siècle, en effet, il était considéré surprenant de pouvoir observer de très près ce qui était communément considéré comme le chaînon manquant entre l'homme blanc occidental et le singe.

Des femmes, des hommes et des enfants de différentes parties de l'Afrique ont été déportés de leurs lieux d'origine, pour être placés dans des cages, près d'autres animaux : pour beaucoup d'entre eux il a été trop difficile de surmonter le rude hiver européen, d'autres ont dû supporter pendant longtemps les regards "investigateurs" des visiteurs.

Bâle, Turin, Bruxelles : dans plusieurs villes européennes, des zoos ont été ouverts pour accueillir aussi bien des humains que des animaux exotiques.

image: Twitter

La curiosité s'est de fait rapidement déplacée des animaux vers les êtres humains qui habitaient ces mêmes terres, eux aussi considérés comme inhabituels et donc dignes d'intérêt.

Advertisement

Les personnes enfermées dans les zoos humains étaient traitées comme des animaux : elles partageaient souvent les mêmes cages, pour suggérer encore plus directement le message d'infériorité.

Dans ces mêmes années, de nouvelles théories se répandirent qui soutenaient l'infériorité des peuples africains par rapport à l'homme occidental blanc.

Parmi les théoriciens de ce que l'on appelle le racisme scientifique (1850-1818), il y avait Carl Vogt, Herbert Hope Risley (qui utilisait le rapport entre la largeur du nez et sa hauteur pour déterminer l'origine aryenne) et Ernst Haeckel (qui, en analysant l'anatomie des peuples africains, a établi qu'ils étaient plus proches des singes et donc moins enclins à la civilisation que les blancs).

Les zoos humains ont commencé à être moins fréquents vers 1935, mais dans l'ensemble ils ont pris du temps à disparaître complètement : il suffit de penser que la dernière fois qu'un village africain - congolaise en particulier - a été recréé avec des hommes et des animaux, c'était en 1958, lors de l'exposition universelle à Bruxelles...

Advertisement

Partagez votre commentaire!

Advertisement
Advertisement

Vous avez aimé cette histoire?

Cliquez sur "j'aime" et ne manquez pas les meilleures.

×

Je suis déjà fan, merci