Les propriétaires du château retirent le sol datant de la fin du 19e siècle, et trouvent un macabre journal secret

par Baptiste

03 Juillet 2018

Les propriétaires du château retirent le sol datant de la fin du 19e siècle, et trouvent un macabre journal secret
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Cela pourrait être le début d'un film ou d'un roman, et pourtant, il n'y a rien de plus vrai que cette histoire incroyable : tout a commencé avec la récente rénovation du château Picomtal, en PACA, par les nouveaux propriétaires. Les travaux s'intéressaient à la rénovation des sols quand une découverte est devenue virale sur le web. Lors de l'enlèvement des panneaux de bois séculaires qui constituaient l'ancien plancher, un véritable journal secret a été découvert, écrit au dos de plusieurs planches : les faits rapportés remontent à la fin du XIXe siècle et révèlent des aspects obscurs de ce que devrait être la vie à l'époque dans un petit village de montagne, où religion, criminalité et sexualité se mêlaient souvent. 

via thesun.co.uk

Les nouveaux propriétaires du château français de Picomtal reconstruisaient le sol lorsqu'ils ont découvert un journal secret écrit au dos des anciennes planches.

Les nouveaux propriétaires du château français de Picomtal reconstruisaient le sol lorsqu'ils ont découvert un journal secret écrit au dos des anciennes planches.

Fr.Latreille/Wikimedia

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L'auteur du journal est un certain Joachim Martin, probablement un ouvrier, qui au moment de la pose du parquet avait 38 ans.

L'auteur du journal est un certain Joachim Martin, probablement un ouvrier, qui au moment de la pose du parquet avait 38 ans.

BCC

De toute évidence, il ne pouvait plus supporter le fardeau de dissimuler des faits scandaleux sur les gens de son village, même les ecclésiastiques, lorsqu'il décida de tout confesser aux planches sur lesquelles les habitants du château se promenaient sans le savoir pendant des siècles.

Parmi les différents faits rapportés, il y a un cas d'infanticide, qui s'est produit en 1868, exactement 12 ans auparavant. Joachim lui-même écrit : "En 1868 je passais à minuit devant la porte d’une écurie. J’entendis des gémissements. C’était la concubine d’un de mes grands camarades qu’elle accouchait (...)". Les mots sur les planches révèlent que la femme avait déjà eu d'autres enfants auparavant, que son amant, l'ami d'enfance de Joachim, avait "entérrés" dans l'écurie.

Il est également rapporté que le même homme criminel essayait de séduire la femme de Joachim, mais qu'il n'a rien dit sur les méfaits commis par son ami pour ne pas trahir le lien qui existait entre eux. De plus, la mère de l'homme était aussi l'amant du père de Joachim.

L'honneur et les liens du sang et de l'amitié semblent donc plus importants que de mettre un criminel violent entre les mains de la justice.

Dans l'une des planches, il parle ensuite du comportement du curé de la ville, envers qui Joachim ressent un profond mépris.

Dans l'une des planches, il parle ensuite du comportement du curé de la ville, envers qui Joachim ressent un profond mépris.

BCC

Il semble que le prêtre était très intéressé par la relation entre Joachim et son épouse et qu'il demandait sans pudeur des détails des moments d'intimité, en utilisant un langage très explicite à cet égard. Tout cela provoque la colère et le mépris chez Joachim. On sait que le curé a été éloigné du village, à la demande de l'abbé, précisément à cause de sa curiosité effrontée sur des sujets intimes.

Peu de choses ressortent des planches sur la figure de Joachim.

Peu de choses ressortent des planches sur la figure de Joachim.

BBC

On sait que le journal a été écrit entre 1880 et 1881, années qui coïncidaient avec la rénovation de l'ancien parquet. Nous savons aussi qu'il est né en 1845 et d'autres sources nous apprennent qu'il est mort en 1897 : il savait jouer du violon et divertir ses compatriotes les jours de fête avec l'instrument.

Le journal secret se termine par ces mots : "Heureux mortel, quand tu me liras, je ne serai plus. (....) Mon histoire est courte et sincère et franche, car nul que toi ne verra mon écriture, c'est une ­consolation pour s'obliger d'être lu"

Une découverte qui a certainement diverti et intrigué les propriétaires du château, lieu où se nichent de nombreux secrets interdits !

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