Les médecins sauvent un enfant "papillon" avec une greffe de peau cultivée en laboratoire

par Baptiste

23 Mai 2018

Les médecins sauvent un enfant "papillon" avec une greffe de peau cultivée en laboratoire
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Le petit Hassan est né avec ce qu'on appelle le syndrome de l'enfant papillon, une pathologie génétique très rare qui altère le fonctionnement normal des protéines de la peau responsables de l'adhésion intercellulaire et qui rend un geste simple comme se mettre un t-shirt un motif d'abrasions, d'ulcères et beaucoup de douleurs. Grâce aux travaux d'un groupe de recherche italien spécialisé en médecine régénérative, il a été possible de créer en laboratoire un épiderme sain à greffer sur le corps du petit patient par thérapie génique et cellulaire.

De la Syrie à l'Allemagne pour poursuivre l'espoir.

De la Syrie à l'Allemagne pour poursuivre l'espoir.

CMR UNIMORE

C'est en 2013 quand Hassan, alors âgé de sept ans, a été emmené en Allemagne pour essayer un remède : à son arrivée à l'hôpital pour enfants de l'Université de la Ruhr (Bochum), l'enfant avait déjà perdu 80% de l'épiderme, rejeté la greffe faite avec la peau de son père et a survécu grâce à un puissant soin palliatif.
Les médecins de l'hôpital se sont ensuite tournés vers le groupe de chercheurs du Centre de médecine régénératrice de l'Université de Modène, qui a cultivé des greffons à partir d'un nombre réduit de cellules souches transgéniques en laboratoire. Enfin, après avoir obtenu des "couvertures" de peau, en 2015, il est devenu possible d'intervenir avec la transplantation et de voir son succès : l'épiderme a commencé à se régénérer comme cela se produit chez les personnes en bonne santé et, des années plus tard, les médecins peuvent dire que l'enfant est guéri.
Non seulement Hassan ne prend plus de médicaments, mais il a même pu retourner à l'école et commencer à faire du sport comme ses pairs ! Bien qu'il court le risque de mutations futures, il apparaît pour l'instant en bonne santé et représente la preuve vivante d'un espoir que nourrissent d'autres personnes atteintes par une forme d'épidermolyse bulleuse: celui de pouvoir guérir et de mener une vie normale.

Source:

https://www.nature.com/articles/nature24487

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